"Ce qui est vérité pour l'un peut être erreur pour l'autre.
Chacun a raison de son propre point de vue,
mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort."
Citations de Mohandas Karamchand
Gandhi
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Par Emmanuel Berretta
Laurence Ferrari © LYDIE/SIPA
Mauvaise semaine pour le JT de Laurence Ferrari, qui accuse une nouvelle baisse : 32,1 % de part d'audience en moyenne contre 23 % pour David Pujadas. Depuis son arrivée au 20 heures le 25
août, elle a reculé de 16,5 % sur la population des 4 ans et plus. La première semaine, dopée par un effet de curiosité, elle entame le remplacement de PPDA sur de bonnes bases : 38,5 %. Puis,
le public commence à "quitter la salle" : 36 % en deuxième semaine, 34,3 % en troisième semaine, 33,5 % en quatrième et cinquième semaines, ce qui avait fait naître l'espoir d'une
stabilisation.
En découvrant les audiences cette semaine, Jean-Claude Dassier, le patron de l'info, a été pris d'un doute : "Est-ce qu'on est sûr que l'outil Médiamétrie est fiable ? Dimanche 28 octobre,
Médiamétrie crédite Claire Chazal de 9 millions de téléspectateurs. Score exceptionnellement élevé. Deux jours plus tard, Laurence Ferrari retombait à 7,4 millions... Comment expliquer de
telles variations ?"
Une première crise en 1996
Moyennant quoi, l'écart entre les deux journaux concurrents se resserre à 9 points. Ce n'est pas la première fois depuis la privatisation de TF1 que la chaîne connaît un passage à vide dans ce
domaine. Du temps où il était président de France Télévisions, Jean-Pierre Elkabbach avait initié une politique de "coups" qui avait considérablement dopé le JT de France 2, remonté à 28 % en
juin 1996. TF1 avait alors connu une méforme en chutant à 34 %. Les services de la rédaction se faisaient une guerre épouvantable. Quant à PPDA, il était pris dans les remous de l'affaire
Noire-Botton (qui lui avaient valu deux mois et demi de suspension). Son retour à l'antenne en avril 1996 avait été pénible pendant deux ou trois mois...
Bref, Patrick Le Lay, pdg de TF1, avait réagi en nommant Robert Namias à la direction de l'information en juin 1996. Celui-ci avait alors entrepris de dissoudre les services de la rédaction de
TF1 et de mettre en place une organisation transversale. En quelques mois, l'écart était de nouveau réalisé avec la Deux (descente à 25 %) et le JT de TF1 se redressait à 37-38 %. D'autant plus
que Jean-Pierre Elkabbach, de son côté, était contraint de démissionner, en 1996, à la suite de l'affaire des "animateurs-producteurs"... "
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http://www.lepoint.fr/actualites-medias/la-degringolade-de-laurence-ferrari/1253/0/279388